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TRISTE : LA FIN DES KOALAS VICTIMES DE L’INDUSTRIE PAPETIÈRE ET DES CANICULES

5 Octobre 2013 , Rédigé par Admin

L’Australie est souvent synonyme pour nous de deux animaux emblématiques : le kangourou et le koala. Mais ce dernier a vu sa population diminuer de 90% en moins de 15 ans.

En cause ? L’homme, une fois encore, avec l’urbanisation et la déforestation. Les routes se multiplient ainsi que les lotissements, qui s’étendent au détriment de la forêt et donc des petits marsupiaux.

Les koalas (Phascolarctos cinereus) étaient à l’origine très répandus en Australie. Ils ont déjà failli disparaitre à cause de leur fourrure laineuse marron-gris argenté, qui compte 55 poils par mm², avant d’être réintroduits. Mais les koalas exigent des conditions très spécifiques. Un espace adapté comporte principalement, mais pas seulement, des espèces d’eucalyptus, un sol adapté ainsi que suffisamment de précipitations.

La taille des populations de koalas est directement liée à celle des espaces vitaux, au nombre et à la densité d’espèces d’eucalyptus pertinentes pour leur alimentation. Si un espace vital se réduit ou est parcellisé, sa capacité porteuse en est réduite proportionnellement à sa superficie. Fréquemment, dans les zones soumises à la déforestation, les koalas vivent dans un environnement de type steppique aux arbres plutôt isolés. Dans ce cas, les territoires sont plus grands, seule manière de s’assurer un nombre suffisant d’arbres destinés à l’alimentation. Mais il est également courant de les retrouver aussi dans les espaces verts plantés d’eucalyptus dans les villes, qui ne sont néanmoins pas des espaces vitaux adaptés. Les animaux sont alors le plus souvent victimes des automobiles, des chiens et autres dangers liés à l’Homme.

Aujourd’hui les populations les plus importantes se trouvent le long de la côte orientale de l’Australie ainsi que dans certaines régions de l’arrière-pays, où suffisamment d’arbres sont disponibles pour leur alimentation. Face à un habitat naturel qui rétrécit comme peau de chagrin, le koala se réfugie dans des exploitations forestières, monocultures, d’Eucalyptus, mais cet abri n’en est pas un car l’abbateuse y règne en maître.

L’abbateuse me direz-vous ? Il s’agit d’un engin prisé par l’industrie du bois pour exploiter les plantations en Australie. Infatigable, elle coupe 1000 arbres/jour. Il lui suffit de quelques secondes pour couper et débrancher un arbre, les grumes collectées étant exportées vers les usines à papier de la Chine et du Japon. Mais les abbateuses ne font pas de sentiments et réservent un sort funeste aux koalas. Peu soucieux du cas de l’animal, les exploitants tronçonnent les branches où bloqués par leur lenteur, les koalas restent agrippés et se font happer par les lames des monstres mécaniques.

Les exploitants des plantations contactent rarement les secours pour sauver les marsupiaux, simplement blessés, car ils ne souhaitent pas être associés avec des images de koalas tués ou blessés. Ils préfèrent exhiber la certification FSC de leurs plantations industrielles pour »gestion forestière responsable ». Les employés des plantations, ne parvenant plus à supporter le spectacle cruel de koalas blessés ou tués, ont fini par alerter les médias.

Plusieurs associations et élus écologistes plaident pour la mise en place d’une législation plus stricte en faveur de la protection du koala. Pour ce faire, l’association « Animals australia » a lancé une campagne de sensibilisation et appelle à faire part directement au gouvernement Australien de son inquiétude, via un formulaire en ligne. La Fondation australienne pour le koala rappelle pour sa part que ces exploitations servent à l’industrie du papier, et préconise ainsi de privilégier le papier recyclé…

Source : notre planète info via Nature Alerte

ET CE N’EST PAS TOUT ! Les périodes de sécheresses et de chaleur extrême que connaît l’Australie contribuent également à sa disparition :

Mathew Crowther, de l’université de Sydney, a suivi 40 koalas grâce à un système de positionnement par GPS. Pendant pendant trois ans, l’équipe a suivi les mouvements des animaux autour de Gunnedah, à l’est de l’Australie, afin d’étudier leur habitat et leur alimentation, explique l’Université sur son site.

REFUGE. Dans cette étude qui serait la première du genre, le chercheur a découvert que le koala se réfugie la journée dans de grands arbres arrivés à maturité dont la frondaison le protège du soleil et des feux de brousse.

« Notre recherche confirme que les koalas s’abritent pendant le jour dans différents types d’arbres avant d’aller se nourrir dans les eucalyptus la nuit », a expliqué le chercheur. « Nous avons également montré que plus il faisait chaud dans la journée, plus les koalas avaient tendance à rechercher des arbres dotés d’un feuillage dense pour échapper aux températures élevées ». En effet l’animal est sensible aux températures trop élevées qui peuvent entraîner un stress de chaleur, la déshydratation et finalement la mort.

« Les koalas ont donc besoin d’une combinaison de ces deux types d’arbres offrant tour à tour abri et nourriture pour survivre, explique le Dr Crowther. Il ne suffit donc pas de lui fournir les arbres nécessaires à son alimentation et de le protéger contre les prédateurs pour assurer leur survie », précise le chercheur.

« Le manque de prise en compte de l’importance des arbres d’abri pour les koalas est particulièrement inquiétant étant donné l’augmentation de la fréquence des événements météorologiques extrêmes » déplore le biologiste. Une bonne nouvelle toutefois : contrairement à leurs choix très étroite d’arbres d’alimentation, koalas ont choisi une relativement grande variété d’arbres pour s’abriter, ce qui devrait rendre moins compliquée la tâche urgente de la restauration de son habitat.

PRIORITÉ. « L’accent doit être mis en urgence sur le maintien de grands arbres, et la plantation de nouveaux arbres d’habitation, surtout dans les ravins les plus protégées, pour tenter de compenser l’impact des températures élevées », préconise le chercheur

Un quart de la population étudiée a été éradiquée par la canicule de 2009, un chiffre alarmant pour les scientifiques « compte tenu de la fréquence grandissante des événements climatiques extrêmes ».

Selon le centre d’études sur le climat Climate Council, le mois de septembre 2013 a été le plus chaud en Australie depuis le début des relevés météos, avec des températures de 2,75 degrés supérieures à la moyenne.

Emblème de l’Australie, le koala a été classé l’an dernier parmi les espèces à protéger dans plusieurs régions d’Australie où sa survie est menacée par le développement des villes, la circulation automobile, les chiens domestiques et les maladies.

Il s’agit de la catégorie inférieure à celle d’espèce « en danger » selon la liste de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Alors qu’ils étaient quelque 10 millions avant l’arrivée des colons britanniques en 1788, ils ont été massivement chassés pour leur épaisse fourrure dans les années 1920 et leur population a drastiquement diminué. Elle est aujourd’hui estimée à 43.000 individus vivant à l’état sauvage.

SOURCE : sciences et avenir

NOTA :Si cette dernière étude même si elle est basée sur des faits enregistrables venait à point pour masquer les désastres de l’industrie papetière et détourner l’attention ?

http://lesbrindherbes.org/2013/10/05/triste-la-fin-des-koalas-victimes-de-lindustrie-papetiere-et-des-canicules/

TRISTE : LA FIN DES KOALAS VICTIMES DE L’INDUSTRIE PAPETIÈRE ET DES CANICULES

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