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Désormais, refuser de travailler 78 heures par semaine est passible d’un licenciement en bonne et due...

21 Mars 2018 , Rédigé par infoetsecret

Désormais, refuser de travailler 78 heures par semaine est passible d’un licenciement en bonne et due forme. Certains salariés seront obligés de doubler leur temps de travail sans forcément de hausse de salaire !
Merci Macron !
Cette ordonnance a été présentée comme une simple opération technique sans grande conséquence, à part corriger des coquilles… et voilà le résultat : maintenant, un employeur peut imposer le « forfait jour » aux cadres qu’il emploie, sans que les cadres n’y consentent explicitement.

Le forfait jour est une dérogation au temps de travail. Une personne qui œuvre en « forfait jour » ne compte pas ses heures, mais ses journées de travail. A condition de ne pas travailler plus 6 jours d’affilée, et d’avoir 11h de repos entre deux jours travaillés, on peut trimer jusqu’à 13h quotidiennes pendant 6 jours. Soit 78 heures par semaine. On dépasse donc ainsi allègrement les 35 heures hebdomadaires, voire même les 39 heures dans les secteurs où cela constitue le référentiel conventionnel. Le forfait jour constitue aussi un moyen de s’affranchir de la réglementation européenne sur les 48 heures hebdomadaires maximales. L’employeur ne verse ainsi aucune heure supplémentaire. En général, le forfait jour est accepté en échange de jours de repos compensateurs au long de l’année. Simplement, ce système de dérogation nécessitait jusqu’à présent l’accord individuel de chaque salarié. Un employé pouvait s’y opposer s’il jugeait impossible, dangereux ou inenvisageable de travailler 78 heures par semaine, sous couvert de travailler « 6 jours » !

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