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Avec le Shutdown américain, le défaut ordonné mondial a-t-il déjà commencé?

4 Octobre 2013 , Rédigé par Admin Publié dans #ECONOMIE

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Une bactérie potentiellement mortelle dans du compost !

4 Octobre 2013 , Rédigé par Admin Publié dans #SANTE ET NATURE

AprÚs avoir découvert des sacs de compost contaminés par une bactérie dangereuse pour la santé, des scientifiques mettent en garde les adeptes du jardinage.

On l'utilise pour rendre ses sols plus fertiles mais le compost est loin d'ĂȘtre dĂ©nuĂ© de risques. AprĂšs avoir analysĂ© 22 compost disponibles au Royaume-Uni, des scientifiques Ă©cossais ont constatĂ© que 14 contenaient la bactĂ©rie Legionella. Cette derniĂšre peut contaminer l'utilisateur de compost par inhalation et ĂȘtre Ă  l'origine d'une lĂ©gionellose. Cette maladie se traduit par une infection pulmonaire qui peut ĂȘtre sĂ©vĂšre, entraĂźnant le dĂ©cĂšs dans 15% des cas.

Le compost a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă  l'origine de contaminations en Australie et en Nouvelle-ZĂ©lande. En Angleterre, cinq personnes ont Ă©tĂ© touchĂ©es depuis le mois d'aoĂ»t. Etrangement, le pays vend depuis peu du compost dont la composition a changĂ©. A l'origine composĂ© de tourbe (comme celui vendu en Europe gĂ©nĂ©ralement), il contient de plus en plus de la sciure et de l'Ă©corce (comme en Australie et en Nouvelle-ZĂ©lande). "Une Ă©tude Ă  plus grande Ă©chelle, couvrant un large Ă©ventail de produits de compost est nĂ©cessaire pour dĂ©terminer si des organismes pathogĂšnes sont aussi rĂ©pandus dans d'autres composts" recommande le Dr Tara Beattie de l'UniversitĂ© de Strathclyde en Ecosse. Pour le moment, elle se veut rassurante. "Bien que la Legionella semble ĂȘtre commune dans le compost, l'infection humaine est trĂšs rare, surtout si on considĂšre le volume de compost vendu et utilisĂ©."

Les bons conseils pour se protéger

Pour éviter toute contamination, les experts ont recommandé aux jardiniers d'éviter de respirer la poussiÚre dégagée par le compost et de bien se laver les mains aprÚs l'utilisation. Par ailleurs, ils demandent que les fabricants mettent une étiquette d'avertissement sur les paquets de compost.

Aurélie Blaize, journaliste santé

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com

Une bactérie potentiellement mortelle dans du compost !
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Tom Tato : La plante qui produit des tomates et des pommes de terre

3 Octobre 2013 , Rédigé par Admin Publié dans #SANTE ET NATURE

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La sociĂ©tĂ© Tepco reconnaĂźt l’existence de la fuite d’eau radioactive dans l’ocĂ©an

3 Octobre 2013 , Rédigé par Admin Publié dans #Fukushima

Par La Voix de la Russie | Tepco a reconnu l’existence d’une Ă©ventuelle fuite d’une partie d’eau radioactive dans l’ocĂ©an. L’eau s’est Ă©chappĂ©e d’une citerne oĂč elle est stockĂ©e aprĂšs le refroidissement des rĂ©acteurs ou le pompage d’un des bĂątiments souterrains de la centrale.

Le volume de la fuite, dĂ©terminĂ©e mercredi soir, a atteint 430 litres. C’est le deuxiĂšme accident de ce genre depuis le mois d’aoĂ»t, lorsque s’est produite la fuite la plus importante depuis l’accident de 2011. Le volume de celle-ci a atteint 300 tonnes. Tepco n’exclut pas la possibilitĂ© de contamination de l’ocĂ©an par cette eau radioactive.

Source

La Voix de la Russie

La société Tepco reconnaît l’existence de la fuite d’eau radioactive dans l’océan
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60% de tous les vaccins contre la grippe contiennent encore ce neurotoxique meurtrier -...

3 Octobre 2013 , Rédigé par Admin Publié dans #SANTE ET NATURE

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La crise ? C’est « moins pire que prĂ©vu. »

3 Octobre 2013 , Rédigé par Admin Publié dans #ECONOMIE

Il ne se passe pas un jour sans qu'un indicateur économique ne vienne souligner l'ampleur de la crise mais, comme ils sont toujours "mieux qu'attendu" ou "moins pires que prévu", on s'autorise à continuer à foncer pied au plancher vers l'abime ou la falaise, (au choix du lecteur ).

Ainsi "Le bĂątiment va mieux que prĂ©vu, mais perd des emplois" ( les Echos du 18/09/13), " H&M fait mieux que prĂ©vu en aoĂ»t" Capital.fr le 16/09/13 "Croissance : la France fait mieux que attendu pour le moment" Challenges 27/09/13 . En Espagne,la presse rĂ©vĂšle ce jour que les chiffres du chĂŽmage repartent Ă  la hausse en septembre mais"Ces chiffres sont meilleurs que ce que j'attendais. Pour autant, on reste dans un scĂ©nario de consolidation plutĂŽt que d'amĂ©lioration durable (du marchĂ© du travail)", commente Jose Luis Martinez, Ă©conomiste chez Citi Ă  Madrid. Bref tout semble aller "mieux que prĂ©vu" dans ce monde en crise . Ce constat autorise les banquiers et les actionnaires, Ă  continuer Ă  se goinfrer sans se soucier du sort rĂ©el des entreprises, avec des indices boursiers qui ne cessent d'exploser Ă  la hausse. Les responsables politiques, quant Ă  eux, continuent Ă  ne se prĂ©occuper en prioritĂ© que de leurs privilĂšges et des intĂ©rĂȘts de ceux qui, par des pratiques obscures de lobbying, rĂ©ussissent Ă  gagner leurs faveurs. Par des batailles politiques, bien Ă©loignĂ©es des prĂ©occupations du plus grand nombre, ceux qui se sont accaparĂ© la reprĂ©sentation populaire, sont disposĂ©s Ă  mettre en pĂ©ril le sort de millions de leurs concitoyens, sans se prĂ©occuper du dĂ©sastre qui s'annonce. Les exemples de ces derniers jours illustrent le propos.

AUX ÉTATS-UNIS, C'EST "SHUTDOWN", MAIS ON N'EN MEURT PAS.

Depuis ce 1er octobre, un million de fonctionnaires travaille sans solde, un autre petit million (800 000 ) est au chĂŽmage technique Ă  cause de la prise en otage par l'aile droite du parti rĂ©publicain, le Tea-party, de la mise en application de la rĂ©forme sur l'assurance maladie obligatoire "Obamacare", prĂ©vue pour ce mĂȘme 1er octobre. DĂ©jĂ  en 1995 ,un blocage avait eu lieu sur le vote du budget fĂ©dĂ©ral 1996, sous le premier mandat de Bill Clinton. La Chambre Ă  majoritĂ© rĂ©publicaine avait votĂ© un texte limitant les dĂ©penses de santĂ©, vote aussitĂŽt suivi d'un veto de Bill Clinton. En 1995, c'Ă©tait le financement de Medicare -la couverture santĂ© des plus de 65 ans - qui Ă©tait Ă  l'origine de la crise budgĂ©taire.

Ces derniers jours, Martin Stutzman, parlementaire rĂ©publicain de l’Indiana a dĂ©clarĂ© : L'assurance-maladie pour tous « ralentirait l’économie davantage qu’une fermeture de l’administration ».

Les conséquences sur la vie quotidienne des Américains ne sont pas négligeables,(1) mais peu importe, « Historiquement, c'est une bonne occasion de faire des affaires en Bourse », rappelle Art Hogan, de la banque Lazard, à New York.

Les mĂ©dias banalisent l'affaire en rĂ©pĂ©tant en boucle que, depuis les annĂ©es 70, il y aurait eu dĂ©jĂ  une vingtaine de fermetures des services fĂ©dĂ©raux et les Etats-unis y ont toujours survĂ©cu. Mais depuis 1995, les conditions se sont considĂ©rablement dĂ©gradĂ©es. Aujourd'hui la dette des États-Unis explose, les obligations d’État ne sont plus sous contrĂŽle malgrĂ© les injections massives de dollars de la part de la Fed, la croissance est atone, les taux des dettes des municipalitĂ©s sont insoutenables et le poids des prĂȘts Ă©tudiants pĂšse de plus en plus lourd sur les nouveaux entrants sur le marchĂ© du travail. Vue la situation de l'Ă©conomie amĂ©ricaine et mondiale, il est particuliĂšrement irresponsable d'ajouter aux difficultĂ©s rĂ©elles qu'affrontent quotidiennement les AmĂ©ricains d'autres difficultĂ©s que l'on aurait pu Ă©viter.

Pour ajouter Ă  cette crise politique, dans deux semaines, le 17 octobre, la dette atteindra son plafond de l'annĂ©e, fixĂ© Ă  16.700 milliards de dollars. Pour Ă©viter la faillite du pays, le gouvernement devra Ă  nouveau nĂ©gocier avec le parti rĂ©publicain le relĂšvement de ce fameux plafond. Jusqu'oĂč sont capables d'aller les ultras du Tea-party dans leur opposition frontale Ă  la politique d'Obama ? Tout est possible,mĂȘme le pire, dans ce jeu de pouvoir et d'effets de manche, occupĂ©s Ă  leurs affaires, certains font trop souvent fi de la cruelle rĂ©alitĂ© de la crise. Mais qu'importe, on espĂšre toujours que l'autre camp pliera avec une trouvaille de derniĂšre minute. Un ultime compromis permettant Ă  nouveau de reporter Ă  plus tard la rĂ©solution des problĂšmes. Les experts affirmeront alors, haut et fort que " c'est moins pire que prĂ©vu" et pour couronner le tout Ben Bernanke de la Fed , Ă  son pot de dĂ©part, offrira une tournĂ©e gĂ©nĂ©rale en prolongeant le "Quantitative Easing" N°3 pour que les indices boursiers de Wall Street atteignent de nouveaux sommets, pour un dernier shoot avant... que les lumiĂšres ne s’éteignent ...

EN ITALIE, LA MAUVAISE FARCE CONTINUE

A Rome, depuis vendredi passé, une commedia dell'arte de trÚs mauvais goût est servie au peuple italien qui est condamné au rÎle ingrat de spectateur.

Le grotesque bouffon dĂ©nommĂ© " il Cavaliere" ne cesse, depuis quelques annĂ©es, au grĂ© de ses dĂ©mĂȘlĂ©es avec la justice, de prendre en otage son pays. Pour sauver sa peau, en obligeant les ministres de son parti Ă  dĂ©missionner, il Ă©tait prĂȘt Ă  provoquer une nouvelle tempĂȘte politique et Ă  faire basculer l'Italie dans une violente crise Ă©conomique.

Mais cette fois encore c'est " moins pire qu'attendu" ; par le jeu des "combinaziones" et des trahisons de quelques sĂ©nateurs du "parti du Peuple de la LibertĂ©" et des retournements de derniĂšre minute du leader du PL, Enrico Letta, arrache de justesse,ce 2 octobre, la confiance au sĂ©nat, pour quelques mois encore, en attendant le prochain coup tordu de cet obscĂšne personnage de la vie publique italienne. Avec une dette de plus de 130% du PIB Ă  la fin 2013 ( plus de 2 000 milliards) et des taux d'intĂ©rĂȘt sur 10 ans de l'ordre de 4.5 %, avec un recul du P.I.B de 1,9% cette annĂ©e, il ne fait aucun doute que le fardeau du service de la dette italienne va encore s'alourdir et peser encore plus sur les Ă©paules des plus fragiles.

DE PARTOUT C'EST MOINS PIRE QU’ANNONCÉ

En GrĂšce avec l'arrestation des dirigeants du parti d'extrĂȘme droite "Aube DorĂ©e" aprĂšs l'assassinat de Pavlos Fyssa, c'est moins pire que prĂ©vu car on aurait peut-ĂȘtre dĂ©jouĂ© une tentative de coup d’État de la part d'une frange nationaliste de l'armĂ©e liĂ©e Ă  l'extrĂȘme droite.

Au Portugal , malgrĂ© la victoire de l'opposition aux Ă©lections municipales, pour les marchĂ©s c'est peut-ĂȘtre mieux que ce que l'on pensait, car le gouvernement a dĂ©clarĂ© qu'il va continuer sa politique d'austĂ©ritĂ©.

En Autriche, malgrĂ© la forte poussĂ©e de l'extrĂȘme droite, la grande coalition des sociaux-dĂ©mocrates et des conservateurs devrait conserver la majoritĂ© Ă  la chambre ce 4 octobre, aprĂšs le dĂ©pouillement des votes par correspondance. Ici aussi ça aurait pu ĂȘtre pire !

En Allemagne, malgré la victoire personnelle d'Angela Merkel, ce sera aussi une grande coalition avec le SPD ce qui, pour les libéraux est moins pire qu'une coalition Rouge-Rose-Vert qui est mathématiquement majoritaire à la chambre des députés.

En France, nulle doute qu'aprÚs les municipales et la forte poussée du Front National, mais sans victoire significative dans les grands centres urbains, ce sera moins pire que ce que semble prédirent actuellement tous les sondages.

FACE A LA CRISE : LA POLITIQUE DU MOINS PIRE

Par ce rapide tour de l'actualitĂ© on note combien la politique "du moins pire que prĂ©vu" est couramment utilisĂ©e pour gouverner en gĂ©rant au jour le jour, le regard collĂ© sur quelques indicateurs, sans rien changer Ă  l'ordre des choses. On laisse insidieusement entendre que, sans les mesurettes prises six mois auparavant, ce serait "beaucoup plus pire encore". Face Ă  la crise, l'ensemble de l'Ă©lite politique mondiale se retrouve de G20 en G20 pour proclamer leur satisfaction devant l'Ă©volution insignifiante de quelques indicateurs et leur compĂ©tence Ă  ne rien changer ; On nous propose de simplement composer avec les consĂ©quences de cette crise qui s'incruste , nĂ©gocier un petit sursis, un arrangement, un accommodement pour que ça soit moins pire qu'annoncĂ©. Il ne faut surtout pas le provoquer et menacer de prendre des mesures radicales qui permettrait de le juguler, celui qui en est la cause de cette maudite crise : le pouvoir occulte de l'argent. On ne va tout de mĂȘme pas se faire peur et inquiĂ©ter ceux qui en douce se goinfrent (3)

Partout, beaucoup se dĂ©tournent de cette triste comĂ©die qui ne trompe plus personne. Avec le sentiment d'ĂȘtre abandonnĂ©s et trahis par leurs reprĂ©sentants politiques, nombreux sont ceux qui se laissent sĂ©duire, en dĂ©sespoir de cause, par les sirĂšnes du populisme dont on ne mesure pas encore, en haut lieu, tout le danger. BientĂŽt les grandes coalitions politiques ne seront plus assez grandes pour faire barrage Ă  ce nouveau tsunami brunĂątre et cette fois, la situation risque bien d'ĂȘtre "plus pire que prĂ©vu".

Comme dans l'allĂ©gorie de la grenouille Ă©bouillantĂ©e, avec la politique MPQP (2), on va, s'engourdir lentement jusqu'Ă  l' issue fatale, au lieu, dans l'intĂ©rĂȘt du plus grand nombre, de rĂ©agir avec dĂ©termination et de prendre les dĂ©cisions qui s'imposent pour remettre Ă  l'endroit ce qui est sans dessus dessous et mettre hors d'Ă©tat de nuire les fauteurs de crise. Sinon, dans notre lent Ă©vanouissement ,on ne pourra que se lamenter, en pensant que parmi nos Ă©lites qui Ă©chapperont Ă  cette douce fin, certains n'hĂ©siteront pas Ă  nouveau Ă  composer avec le diable. Ils seront alors bien les seuls Ă  pouvoir encore affirmer haut et fort : "Ce fut moins pire que prĂ©vu".

_________________________

(1) "Barack Obama lui-mĂȘme sera touchĂ© dans son quotidien. Les trois quarts des 1701 fonctionnaires affectĂ©s Ă  la Maison-Blanche sont en effet privĂ©s de travail, d'aprĂšs le plan de crise de l'administration prĂ©sidentielle. Barack Obama disposera de moins de personnel pour lui faire la cuisine, passer l'aspirateur dans le Bureau Ovale mais aussi pour surveiller l'Ă©conomie ou mĂȘme le conseiller en matiĂšre de sĂ©curitĂ©.

À Washington DC, la collecte des ordures et le nettoyage de la voirie seront interrompus. PrĂšs d'un million de fonctionnaires, essentiellement dans la capitale, peuvent se retrouver, Ă  partir de ce mardi matin, au chĂŽmage technique. Et pas question de travailler Ă  la maison : les agents du fisc qui seraient tentĂ©s de se connecter chez eux, par conscience professionnelle, seraient repĂ©rĂ©s par le systĂšme informatique et risqueraient leur place pour de bon !

La plupart des grandes administrations vont tourner au ralenti. Au Pentagone, 400.000 civils - soit la moitié des effectifs - recevront dÚs ce mardi un courrier leur signifiant leur mise au chÎmage technique. Quant aux militaires, ils seront tenus de remplir leur devoir le paiement de leur solde sera différé, a prévenu Barack Obama lundi soir.

Quelque 90.000 agents des impĂŽts vont cesser le travail. Au ministĂšre de la Justice, 18.000 des 115.000 fonctionnaires vont devoir cesser le travail. Les procĂšs civils vont ĂȘtre retardĂ©s par milliers.

Dans le domaine de la santé, l'hÎpital de Bethesda, dans la banlieue de Washington, qui dépend des Instituts nationaux de la santé, refusera tout nouveau malade.

Comme il y a dix-sept ans, les musées fédéraux, les parcs nationaux, les agents du ministÚre de l'Environnement seront contraints de cesser leur activité.

Barack Obama, tout en dramatisant l'enjeu, dans une intervention télévisée lundi soir, a rassuré les deux astronautes américains actuellement en orbite sur la station spatiale internationale : la Nasa fermera dÚs mardi matin mais pas le centre de contrÎle des missions." Le Figaro- "Le Shutdown en six questions"

(2) Moins Pire Que Prévu

(3) "Entre 2008 et 2010, les 10 % les plus pauvres ont perdu 520 millions d’euros, alors que les 10 % les plus riches se sont enrichis de 14 milliards "- Observatoire des inĂ©galitĂ©s

par Karol

Source

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-crise-c-est-moins-pire-que-141677

La crise ? C’est « moins pire que prévu. »
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Fukushima, réaction en chaßne à ciel ouvert ?

3 Octobre 2013 , Rédigé par Admin Publié dans #Fukushima

Alors que la situation s’envenime Ă  Fukushima, le taux de radioactivitĂ© ne cessant de grimper, on pourrait Ă  venir Ă  s’interroger : sommes-nous en train d’assister Ă  une rĂ©action en chaĂźne Ă  ciel ouvert ?

En effet, depuis maintenant 30 longs mois, Tepco, Ă©voquant Ă  la fin 2011, un « arrĂȘt Ă  froid » ne maitrise pourtant pas grand-chose.

Entre les fuites Ă  rĂ©pĂ©titions, volontaires ou accidentelles, polluant la nappe phrĂ©atique situĂ©e sous la centrale, ainsi que l’OcĂ©an, stockant dans des containers parfois fragiles, des milliers de litres d’eau fortement radioactive, l’exploitant nuclĂ©aire ne semble pas en capacitĂ© de rĂ©soudre quoi que ce soit, mĂȘme s’il affirme aujourd’hui avoir remis en Ă©tat de marche une unitĂ© de dĂ©pollution partielle de l’eau et assurant qu’à la mi novembre, il va s’employer Ă  vider la piscine si prĂ©occupante du rĂ©acteur n°4.

Il s’agira de retirer 1331 assemblages usĂ©s, et 202 neufs, sans provoquer de choc, et en les refroidissant en permanence afin d’éviter une rĂ©action en chaĂźne de fission nuclĂ©aire. lien

On sait que ce qui se trouve dans cette piscine représente 85 fois la quantité de Césium 137 libéré lors de la catastrophe de Tchernobyl. lien

Novembre sera donc le mois de tous les dangers.

Dans un communiquĂ© Ă  la presse rĂ©cent, Tepco annonçait donc qu’il avait rĂ©ussi Ă  remettre en service une des 4 unitĂ©s de dĂ©contamination d’eau radioactive, et a donc effectuĂ© un test Ă  chaud, avec le systĂšme ALPS, avec comme but de « purifier l’eau contenue dans les rĂ©servoirs d’ici Ă  fin mars 2015 » challenge qui demande Ă  ĂȘtre prouvĂ© au vu des centaines de rĂ©servoirs accumulĂ©s sur le site, ce qui reprĂ©sente environ 400 000 tonnes d’eau chargĂ©e de cĂ©sium, strontium, tritium et d’autres substances radioactives
 sachant que ce volume augmente de 400 tonnes chaque jour, et que 300 tonnes rejoignent quotidiennement l’OcĂ©an. lien

Ces espoirs semblent bien fragiles, puisque entre le 27 et le 28 septembre, le systĂšme de dĂ©contamination d’eau Ă  du ĂȘtre stoppĂ© « en raison d’un problĂšme ». lien

L’exploitant a seulement pu « traiter » 100 tonnes d’eau, remettant Ă  plus tard la dĂ©pollution du reste, ce qui va retarder la dĂ©cision du gouvernement japonais de rejeter en mer l’eau qui serait partiellement dĂ©polluĂ©e. lien

En attendant, le systÚme de « dépollution » est de nouveau en panne, et pour combien de temps ?

Une difficultĂ© supplĂ©mentaire vient de se faire jour dans la centrale dĂ©vastĂ©e : un trou a Ă©tĂ© dĂ©couvert dans le dispositif de protection, lequel devait permettre de bloquer le passage d’élĂ©ments radioactifs dans la mer.

Tepco affirme que cela n’a pas montrĂ© « d’augmentation notable » de la radioactivitĂ© dans la mer, mais on peut lĂ©gitimement en douter. lien

Pourtant contre toute attente, alors que la radioactivitĂ© augmente chaque jour un peu plus autour du site et dans l’OcĂ©an, l’état japonais vient d’autoriser aux pĂ©cheurs de 21 bateaux de reprendre leurs activitĂ©s maritimes, le premier ministre japonais assurant qu’au-delĂ  de 300 mĂštres du port de la centrale, il n’y avait pas de danger, (lien) oubliant manifestement que rĂ©cemment, un bar pĂ©chĂ© a plusieurs kilomĂštres de Fukushima prĂ©sentait une radioactivitĂ© 10 fois supĂ©rieure Ă  la limite autorisĂ©e (1000 Becquerels par kilo). lien

Ajoutons que l’on sait, depuis Tchernobyl, que la radioactivitĂ© se joue des frontiĂšres, et comme l’ont dĂ©clarĂ© 3 chercheurs amĂ©ricains : « ces rĂ©sultats indiquent que le thon rouge du Pacifique peut transporter rapidement des radionuclĂ©ides d’un point au Japon vers des Ă©corĂ©gions Ă©loignĂ©es et dĂ©montrent l’importance des animaux migrateurs en tant que vecteurs de transport », puisque des thons pĂ©chĂ©s au-delĂ  des cĂŽtes californiennes prĂ©sentaient des taux de radioactivitĂ© 10 fois plus Ă©levĂ©s que dans les populations de thons observĂ©s avant Fukushima.

DĂšs lors, la dĂ©claration lĂ©nifiante du premier ministre japonais ne s’appuie sur rien qui ne soit crĂ©dible, celui-ci prenant une responsabilitĂ© consĂ©quente concernant la santĂ© de ses concitoyens.

Oublions donc ces fausses annonces, ces dĂ©cisions discutables, et ces informations lĂ©nifiantes, mais comment expliquer cette montĂ©e continue de la radioactivitĂ© dans l’eau, le sol, et l’air tout autour du site sans envisager le scĂ©nario possible d’une rĂ©action en chaĂźne Ă  ciel ouvert ?

Monique SĂ©nĂ©, la physicienne prĂ©sidente du GSIEN (groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nuclĂ©aire) rĂ©pondant Ă  la question « qu’en est-il de la question posĂ©e par plusieurs internautes s’interrogeant sur la possibilitĂ© d’une rĂ©action en chaĂźne Ă  ciel ouvert Ă  Fukushima, ce qui expliquerait la montĂ©e continuelle de la radioactivitĂ© dans le site dĂ©vastĂ© », Ă©crivait : « je ne pense pas. C’est une explosion locale au sein du mĂ©lange qui ne sera pas confinĂ©e, donc pas de suite. Par contre il y aura une bouffĂ©e de neutrons importante et un dĂ©gagement de radioactivitĂ© ».

Elle ajoutait : « oui, il est possible d’avoir dans la masse de lave un rassemblement de masse critique qui gĂ©nĂ©rerait localement une explosion avec libĂ©ration de neutrons et un nuage radioactif (
) mais cette explosion disperserait la lave et la rĂ©action s’arrĂȘterait ».

Or l’on sait aujourd’hui qu’un tel scĂ©nario s’est dĂ©jĂ  produit sur notre planĂšte.

C’est le physicien français Francis Perrin, qui a dĂ©couvert en 1972 la rĂ©alitĂ© de cette possibilitĂ©.

La Cogema exploitait la mine d’uranium d’Oklo au Gabon, prĂšs de la ville de Franceville, dans la province du Haut-OgoouĂ©, et le physicien affirmait que des rĂ©actions de fission nuclĂ©aire en chaĂźne auto-entretenues y avaient eu lieu sans intervention humaine. lien

C’était il y a prĂšs de 2 milliards d’annĂ©es. lien

16 « rĂ©acteurs nuclĂ©aires naturels » ont Ă©tĂ© identifiĂ©s dans le secteur d’Oklo, et un autre dans celui de BangombĂ©, et si cette rĂ©action en chaĂźne a Ă©tĂ© rendue possible, c’est que d’une part on se trouvait en prĂ©sence d’un taux d’isotope 235 d’uranium naturel qui avoisinait 3,5%, dont une partie aurait fissionnĂ© durant 150 000 Ă  800 000 ans, grĂące Ă  des chaleurs de l’ordre de 350 Ă  450°C pour des pressions de 15 Ă  20 MPa, soit les conditions proches de celles d’un rĂ©acteur Ă  eau pressurisĂ©e de nos jours. Ajoutons que les nappes d’eau en profondeur permettaient de ralentir les neutrons fissionnant les atomes d’uranium 235. lien

Sur se sujet, Monique SĂ©nĂ© ajoutait : « Ă  Oklo, on Ă©tait dans le filon et cette rĂ©action a Ă©tĂ© possible par la prĂ©sence d’eau et surtout par une forte concentration d’uranium 235 (
) Ă  Fukushima, il peut donc y avoir localement reprise de criticitĂ©, mais il n’y a pas le confinement rocheux, donc c’est plus Ă©phĂ©mĂšre ».

Quant Ă  l’exploitant, il doit avoir sa petite idĂ©e de la situation, mais si on veut bien se rappeler qu’il a mis plus de 2 ans Ă  avouer que le cƓur de 3 rĂ©acteurs de Fukushima avait fondu, Ă  avouer aussi que de l’eau radioactive rejoignait la mer depuis mai 2011, on devine aisĂ©ment que, s’il en avait la preuve, il ne mĂ©diatiserait pas cette possible rĂ©action en chaine Ă  ciel ouvert.

A suivre donc.

Il faudrait aussi s’attarder Ă  dĂ©couvrir la vie de ceux qu’on appelle improprement les « liquidateurs », puisqu’ils seraient en rĂ©alitĂ© plutĂŽt des futurs liquidĂ©s pour un bon nombre d’entre eux. lien

Ils sont chaque jour 3000 prĂ©sents sur le site, Ă  remplacer les robots dĂ©faillants, dont les processeurs tombent rĂ©guliĂšrement en panne, mal payĂ©s, travaillant dans des conditions difficiles, mal Ă©quipĂ©s, sous des chaleurs avoisinant les 40%, subissant pour au moins 1000 d’entre eux, des doses dĂ©passant 50 fois la norme admissible en France, payĂ©s moins que notre SMIC, et surtout pas formĂ©s pour un tel emploi.

Depuis le début de la catastrophe, ils ont déjà été prÚs de 20 000 à avoir travaillé sur le site dévasté.

Combien finalement y laisseront leur santé, leur vie ?

Il est difficile d’en savoir beaucoup plus, car lorsqu’ils signent leur contrat d’engagement, ils sont tenus Ă  ne pas communiquer sur leur situation, et leurs Ă©ventuelles difficultĂ©s. lien

On le voit, à Fukushima, on a beaucoup plus de questions que de réponses.

Les seules certitudes aujourd’hui sont d’ordre financier : il en coutera au moins 100 milliards d’euros pour le dĂ©mantĂšlement, mĂȘme si on peut raisonnablement penser que cette somme sera dĂ©passĂ©e, et qu’il pourrait ĂȘtre illusoire d’imaginer que ce dĂ©mantĂšlement sera possible.

La catastrophe nucléaire aurait généré 470 000 tonnes de gravats contaminés, sans traitement à ce jour. lien

Il faudrait aussi quantifier les autres conséquences de ce drame : les personnes déplacées, la terre durablement polluée, et les autres pays touchés


Comme dit mon vieil ami africain : « demain est le jour le plus chargé de la semaine ».

L’image illustrant l’article vient de « wikistrike.com »

Merci aux internautes de leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

L’observatoire du nuclĂ©aire est menacĂ©, pour le soutenir, ici

Source

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-reaction-en-chaine-a-141613http://

Fukushima, réaction en chaîne à ciel ouvert ?
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